Du fond de mon Bocal

I don't wanna be your girl no more

On avale la fumée. Encore. Toujours. Comme si ça m’aidait à respirer.
Et même avec ça, le brouillard n’est plus assez épais pour m’empêcher de voir. De ressentir.
Je compte plus le nombre de fois où je regarde ailleurs. Où je pense à autre chose. Où je fais semblant d’être d’accord avec ça. J’esquive. Je tourne la tête. Je retourne le bocal, à l’envers, pour essayer de voir sous tous les angles. Les bons. Ceux qui m’apaisent, qui me soulagent, qui donne un sens à cette chute que je ressens au dedans. Ceux qui m’évitent de sentir les épines accrochées dans le cœur, les bouts de verre qui me transperce à l’intérieur. Et y’a des moments, comme ce soir, où j’y arrive plus. Où je peux plus contenir cette tristesse qui m’engloutie. Qui déborde de mes yeux. Des moments où. J’ai l’impression de me noyer, la tête sous l’eau, comme un cri qui étouffe par la pression qui s’exerce dessus.

Is the best better without you.

Faire la part des choses. On était plus heureux et on avait tout pour l’être. On y arrivait plus, on s’est fait tellement mal à essayer. Est-ce qu’on a été aveugle, est-ce que nos miroirs nous faisait trop mal à voir. Est-ce qu’on s’est trompé quelque part, est-ce qu’on a été comme tout ces couples qui s’éloigne du regard. Est-ce qu’on aurait pu mieux faire, est-ce qu’on à pas tout fait à l’envers.
Me mentir en m’avouant que c’est mieux ainsi. Je voudrais y croire. J’essaye, tous les jours, j’essaye de me convaincre que c’est mieux ainsi, tant qu’on est heureux. Puis j’me demande, comment c’est possible. Comment est-ce que je fais, avec ce genre de pensées qui me traverse.

Is the best better without you.

Peut-être que le meilleur est mieux sans toi. Mais c’est pas ce que je veux. C’est pas ce que je veux. Parce que ça fait trop mal à imaginer, à croire, à vivre. Parce que c’est toi que j’ai choisi, avec toi que j’avais hâte de passer le reste de ma vie. Parce qu’un instant j’y ai cru, que j’y crois encore, alors que tout me montre que c’est perdu, oublié, repoussé, loin de nous. Somewhere in between you and me. Paumé, quelque part entre nous, je trace une ligne qui nous rejoins et en même temps j’me dis que ça sert à rien. Coincé entre l’espoir que la douleur parte et la tristesse que notre rupture me laisse.
Je m’étais promis, de plus jamais m’attacher à ce point, de m’approcher que de loin.

Is the best better without you.

Ça sert à rien de s’en vouloir, de refaire les phrases qu’il aurait fallu dire, de changer le scénario du passé pour que le futur soit différent. Mais j’y arrive pas, tu traînes dans un coin de ma tête, toute la journée et je me réveille la nuit pour réaliser que ce n’était pas un cauchemar. La réalité est écrasante. Comment fait-on pour accepter, pour accueillir. Qu’est-ce qu’il y a à cueillir la dedans. J’ai cette phrase à la con qui me répète que la vie est bien faite, la vie est parfaite. Je voudrais y croire, par moments, j’y arrive, l’espace d’un instant.
La vérité c’est que. Putain je suis triste. Je suis triste à en crever, si je regarde vraiment au fond de moi. Je suis vide, creusée par les remords et les regrets même quand je sais qu’il ne sert à rien d’en avoir, j’ai beau le savoir, ça change quedal. J’aimerai remonter le temps, tout faire différemment. J’pensais pas ressentir ça un jour, tant vouloir faire demi-tour. J’pensais pas ressentir autant de regret, tant vouloir m’améliorer. Tout me montre qu’il faut avancer alors que j’ai qu’une envie, c’est reculer. J’avance, parce que y’a que ça à faire, le regard en arrière. J’arrive pas à y croire, j’arrive pas a accepter. Que tout est fini. Qu’on à tout foutu en l’air, gâcher, briser, en de si petits morceaux qu’il n’y a plus rien à recoller. Censé construire, on à su se démolir, pour mieux grandir. Est-ce que c’est comme ça que ça se termine ? J’ai cru aux contes de fées, et au final je passe le balais, pour ramasser les miettes de mon cœur, qui traînent sur le plancher.

Is the best better without you.

Je garde tous nos souvenirs, la douceur de ton sourire, tes doigts glissant sur les cordes de ta guitare, tes yeux amoureux quand tu jouais, qu’on se regardait, que le temps était suspendu aux notes qui s’écoulait, les couchers de soleil sur les montagnes, ton regard sous les étoiles, le souvenir de cette alliance qui tournait autour de mon doigt et ce que ça me faisait de la sentir glisser, le parfum de ta peau contre moi, le bien-être de ma tête posé sur ton cœur, la mélodie de ton souffle quand on dormait dans le même lit, la tendresse de tes câlins, la façon dont on se tenait la main, la sensation d’invincibilité quand je marchais à coté de toi, et le sentiment de protection quand j’étais au creux de tes bras. Je garde tout, tous nos souvenirs, je les enlace, je les serre fort contre mon coeur, je les embrasse. Ils me tiennent chaud quand je me refroidie, ils me portent quand je m’écroule, ils me nourrissent quand je laisse mon ventre faire du bruit. Ils me rappellent que. Je ne ferais plus jamais les mêmes erreurs.

Is the best better without you?
'Cause I wanna be good for it, good for it, good for it
I wanna be good for it, good for it, good for it

I wanna be everything I promised when I swore I was honestly
Good for it, good for it, good for it
'Cause I wanna be good